Le gouffre

Ma mère m’a aidé à traverser un gouffre aujourd’hui.

Je ne pouvais plus avancer. Comme retenue d’un côté, une grande falaise devant moi, de l’autre côté le chemin qui me mène à continuer, à suivre ma route, à vivre en fait, mais moi je ne pouvais pas avancer. J’étais retenue par mes émotions, mes doutes, mes peurs – mes hormones aussi…. – et j’étais bloquée sous un flot de larmes.

Alors j’ai réagi comme tout mammifère qui se respecte, j’ai contacté ma maman. Elle m’a sauvé. Ma maman m’a portée, elle m’a soutenue et m’a sortie de là. Elle m’a fait traversé le gouffre… En fait, elle a carrément construit le pont sur lequel traverser ce foutu gouffre.

Avec son aide, ses mots, son soutien, j’ai pu traverser. Et me voilà de l’autre côté, prête à continuer mon chemin – à finir mon mois… – la tête haute et sans larmes. Plus de drame. Elle m’a encouragé à aller m’acheter des nouveaux vêtements, pour me sentir bien dans mon corps, belle, féminine… C’est compliqué de se sentir belle et féminine après avoir eu 3 enfants. Mon corps est fatigué, épuisé, je le retrouve petit à petit mais nous avons beaucoup encore à rattraper !! Alors mon compte en banque est malheureux ce soir (hi hi hi) mais c’est bien le seul, car moi je suis soulagée et heureuse. Je me sens mieux, et j’avance. 

“L’amour d’une mère pour son enfant ne connaît ni loi, ni pitié, ni limite. Il pourrait anéantir impitoyablement tout ce qui se trouve en travers de son chemin.” Agatha Christie

Le cycle hormonal féminin

Encore plein d’informations sur notre cycle, à lire et à relire, je suis sûre que cet article servira à beaucoup de femmes, reblog !

Fit Malvi

Comment nos hormones affectent notre humeur, notre santé et notre comportement

Le cycle menstruel ne se limite pas à une période ou à quelques jours de chamboulement de nos humeurs juste avant nos règles.

Un cycle menstruel c’est une période d’environ quatre semaines lorsque trois hormones clés – l’œstrogène, la testostérone et la progestérone – augmentent et diminuent de manière spécifique.

En fonction du niveau élevé ou bas de ces hormones et de la direction qu’elles prennent, elles ont un impact important sur notre humeur, notre énergie, notre vie amoureuse, nos habitudes de consommation, la qualité de notre sommeil, nos envies de manger et notre santé.

emoji-2074153_960_720

Pourquoi ces informations sont elles importantes à savoir ? Tout simplement car nos hormones suivent un schéma prévisible à chaque cycle, cela signifie que les effets qu’elles ont sur nous sont identiques, cycle après cycle, ce qui nous permet de savoir à l’avance quels…

Voir l’article original 2 102 mots de plus

Moi V.S. moi-même : quand mes hormones me font devenir l’autre moi

A toutes les femmes qui subissent les changements d’humeurs liés à leur cycle menstruel…

Que ce soit un syndrome prémenstruel ou une déprime ovulatoire : vous n’êtes pas folle. Ca existe. Vous n’êtes pas seule à les (sur)vivre. C’est réel, il y a d’autres femmes comme vous. Moi, par exemple…. Je subis les 2 phénomènes. 

Quelques explications pour celles qui n’ont pas ce(s) fardeau(x). 

1er fardeau : le syndrome prémenstruel

Assez connu, arrivant la semaine précédent le 1er jour du prochain cycle, c’est à dire une semaine avant les règles. Symptômes : variable selon les femmes; pour moi il s’agit d’un colère destructrice, d’une envie d’aller au conflit, à la joute verbale, d’en revenir toujours aux échanges désagréables. L’envie de crier sur tout ce qui bouge, pas une once de patience, pas d’empathie pour personne. Je ne me déteste pas mais je hais le monde entier. Je ne supporte rien, ni personne.

2e effet : la déprime ovulatoire

Moins répandu, elle arrive au milieu du cycle menstruel, durant l’ovulation. C’est contradictoire mais cette déprime arrive durant la période de fertilité…. là où on devrait être heureuse et enjouée et avec un self-estime débordant pour attirer le masculin et pouvoir assouvir notre envie de bébé. Cette déprime s’accompagne – pour moi en tous cas- d’un mal être général, une grosse claque dans la figure, rien qui va, tout qui pète. Je ne m’aime pas, je me trouve nulle, tout ce que je fais est nul, je ne suis capable de rien. Je me plains tout le temps, je ressasse les mauvaises choses. Je ne suis pas du tout patiente avec mes enfants, je leur crie dessus pour un rien car je ne me supporte pas donc je me protège derrière mon égo qui me dicte d’être la mère toute puissante, la mère colère, celle qui tire les rênes. J’essaye d’avoir une chose que je contrôle encore, et le pouvoir sur mes enfants en est malheureusement une. Je me trouve horriblement détestable. Je ne m’aime pas du tout, comme pourrait-on m’aimer ? Que ce soit l’amour de mes enfants, celui de mon mari, je ne m’aime pas je ne comprends pas leur amour et je pense ne pas le mériter. Attention, je dis bien « je pense » car cette phase est – et c’est le plus important peut-être à comprendre – TEMPORAIRE. C’est une déprime passagère, qui vient…. et qui s’en va. 

Aujourd’hui, j’y suis. En plein dedans. L’oeil du cyclone.

Comme un tsunami qui m’envahit je ne peux pas surmonter ma peine, cette tristesse qui remplit tout mon être. Je ne me reconnais plus. Je ne suis plus moi-même. Je ne veux pas faire ca, dire ca, agir comme cela, mais je le fais quand même. Je ne veux pas crier, sortir de mes gonds, être en colère pour tout et tout le temps, mais je le fais. C’est plus fort que moi. Mes enfants en sont les premiers victimes, mais ils en sont souvent la cause aussi, bien sûr, si j’étais seule je ne m’énerverai pas du tout, du moins je le crois, mais quand les petits êtres humains fatigués par leur journée d’école n’en font qu’à leur tête, je craque. Je n’ai pas la force mentale de gérer ce genre de conflits avec le sourire, en faisant des blagues ou en essayant d’accueillir leurs émotions pour les aider à les surmonter. Pas ces jours. Pas lorsque je suis emplie par cette vague de tristesse et de désamour. Je me déteste quand je leur crie dessus, je leur fais peur, je leur hurle dessus, j’en pleure en écrivant ces mots comment puis-je autant crier sur mes amours ? Comment puis-je leur parler ainsi alors que je les aime plus que tout au monde ?

C’est insurmontable. J’ai l’impression que je ne vais pas m’en sortir, et pourtant je vais m’en sortir, comme chaque mois, chaque cycle, c’est toujours la même ritournelle qui recommence. C’est insupportable, je ne veux plus avoir à subir cela. Il faut que je m’en sorte. Je suis la seule à pouvoir m’en sortir. Je ne peux compter que sur moi-même, je dois m’en sortir. Ce n’est pas bon pour moi, ni pour mes enfants de rester comme cela. Ni pour mon mari. Je ne suis pas normale durant quelques jours dans le cycle, je le sais. Ce n’est pas moi. Je ne dois pas penser que je suis comme cela, ce n’est pas moi. Cette tristesse qui se transforme en mal-être général, qui me fait dire ou agir de la sorte, ce n’est pas moi. Je ne me reconnais plus. Où est passée la femme enjouée, encourageante , aimante, à l’écoute des autres ? Où suis-je passée ? Comment peut-on autant changer en un laps de temps si court ? Du jour au lendemain je ne suis plus moi. C’est invivable. Il faut que cela cesse. Je veux redevenir moi. Je n’en peux plus. 

A toutes celles qui vivent cela. Courage. 

Crêpes et Pink

Hier après-midi, j’ai réussi à trouver 15 minutes durant lesquelles aucun de mes enfants ne m’a demandé « de l’aide pour enlever la tête de ce Playmobil », un mouchoir « je sais plus où ils sont rangés » (les paquets de mouchoirs ont des pattes, si, si, et attention ça court vite!) ou le très célèbre regard de mon petit Tigrou – 1 an – qui veut simplement dire « porte-moi ». Durant ce quart d’heure j’ai donc décidé de faire des crêpes.

Sympa, l’idée était bonne, la recette toujours pas optimale – j’ai pas encore trouvé la recette ideale – mais j’ai réussi à en faire une quinzaine : elles avaient la forme d’une crêpe, le goût d’une crêpe, l’odeur d’une crêpe. On est bien parti. Mais ces crêpes-là avaient un truc en plus… Je les ai faites en écoutant Pink.

Écouter Pink après des mois d’Henri Dès, oui, c’est libérateur. Avec tout le respect que j’ai pour Henri Dès, ses chansons sont excellentes y’a pas à dire, j’adore ! Quand j’entends Pachmi – ma fille de 3 ans et demi – chanter « Lisette » en déformant quasiment tous les mots c’est juste incroyable… Mais faire des crêpes en écoutant Pink, c’était : trop bon !!! Ça n’a pas duré longtemps mais juste assez pour me rappeler de ce sentiment de liberté, cette énergie qui est là, en moi… Mes filles sont bien sûr arrivées rapidement dans la cuisine en réclamant des « chansons à elles » mais là j’ai enfin réussi à répondre que j’avais BESOIN d’écouter cette musique pour continuer à être une maman super qui fait des crêpes un dimanche après-midi pluvieux. Missi – mon aînée de 7 ans – a eu beau réclamer Kids United là je n’ai pas cédé. Parce que oui, une Maman a aussi besoin de lâcher la pression. Le métier de Maman n’est-il pas le plus beau mais aussi le plus difficile ? Pause ? Vacances ? Vous pouvez répéter… Connais pas. Faire des crêpes – j’adore cuisiner ! – sans être interrompue et en écoutant la musique que j’aime… Je dis oui.

J’ai réussi à faire quelque chose pour mon plaisir personnel avant 21h30. C’est un bon début. La route anti-burn-out est encore longue…

Phénix.

J’en peux plus. Je craque. Ces mots, je les ai répétés plusieurs fois cette semaine. Les enfants, le boulot, mon couple, mon mental, mon corps, mes hormones… Plus rien n’est comme il devrait l’être. Je ne me reconnais plus. Mais je redeviendrai moi. Je ne succomberai pas à cet épuisement qui m’accable depuis plusieurs mois. Je sortirai vainqueur de ce triple combat qui est mon quotidien de femme et de mère : burn-out maternel, syndrome prémenstruel & déprime ovulatoire. La totale… Je vous subis. Mais je vous anéantirai. Pas aujourd’hui, pas demain, mais bientôt.

Dans ce blog, je parlerai de ma vie, mes enfants, mon boulot, mes états émotionnels, mes hormones, tout ce qui fait qu’aujourd’hui je suis là, devant cet écran, à vouloir partager mes aventures de femme qui se bat à chaque cycle menstruel, de mère de famille débordée mais qui n’abandonnera pas. Parce que oui, c’est dur. Oui, on en bave en tant que femme dans cette société où tout doit être parfait, où tout doit aller toujours plus vite. Ras-le-bol de sentir qu’on ne gère pas alors qu’on fait de notre mieux. Tous ces blogs de parentalité positive qui foisonnent sur la toile et qui nous font sentir si mal… Toutes ces images de femme parfaite avec rien qui dépasse… Vous savez de quoi je parle…

Je suis une femme imparfaite et fière de l’être. Mes enfants sont incroyables avec leurs magnifiques défauts, ils sont ma force. Pour moi, d’abord, pour eux, je vais tout faire pour anéantir à jamais ces sentiments de faiblesse incontrôlable et d’impuissance face à des forces qui nous dépassent. Parce que le quotidien ce n’est pas comme dans les films; parce que dans ma famille on rit, on pleure, on crie fort, on aime fort… Bienvenue dans mon monde : la vraie vie.